Pourquoi les femmes les plus brillantes n’arrivent-elles pas toujours à franchir un cap ?

Pendant près de trois ans, j’ai eu le sentiment de tourner en rond.
Pourtant, si l’on regardait mon activité de l’extérieur, tout semblait bien se passer.
J’avais quitté un poste salarié confortable. Une « prison dorée », comme je l’appelle parfois. Un bon salaire, des responsabilités, un métier qui avait du sens… mais dans lequel je ne me sentais plus pleinement vivante.
J’avais osé créer mon activité de coach et d’entrepreneure. Mes clients obtenaient de vrais résultats. Ils me recommandaient.
Les accompagnements individuels et collectifs transformaient des trajectoires.
À cette époque, je travaillais énormément. Je créais de nouveaux ateliers, de nouveaux parcours de transformation, de nouvelles approches. Je continuais à me former avec passion.
Et pourtant…
Je ne gagnais pas suffisamment ma vie.
Je n’avais presque plus d’espace pour moi.
Il existait un décalage profond entre la valeur que je créais et celle que je m’autorisais à recevoir.
À l’époque, j’étais persuadée que le problème venait d’un manque de compétences.
Alors je continuais à apprendre.
À travailler.
À perfectionner mes accompagnements.
Comme beaucoup de femmes leaders, je pensais qu’il me fallait encore devenir meilleure avant d’oser prendre pleinement ma place.
Le jour où j’ai compris que je cherchais au mauvais endroit
Puis est arrivé le moment où je n’ai plus pu continuer ainsi. Je savais que si je poursuivais sur cette trajectoire, j’allais finir par m’épuiser.
J’avais déjà frôlé le burn-out à plusieurs reprises alors même que j’adorais profondément mon métier.
Mais je ne voulais pas passer ma vie à exercer un métier qui me passionnait… tout en galérant financièrement ou en n’ayant jamais de temps pour moi. Je voulais construire une activité durable.
- Être en sécurité pour mes enfants.
- Construire ma vie de couple.
- Avoir du temps pour marcher, partir en itinérance, danser.
- Créer davantage.
- Développer de nouveaux projets.
- Accompagner encore plus de femmes.
- Et contribuer à une échelle plus grande.
C’est à ce moment-là qu’une décision s’est imposée. Investir 5 000 € dans une supervision. Pour moi, c’était immense.
Toutes mes peurs se sont réveillées.
- Tu n’as pas les moyens.
- Tu n’as pas le temps. Tu es déjà au taquet.
- Attends encore un peu.
- Quand ton activité sera plus stable, tu investiras.
Aujourd’hui, je souris en repensant à cette période. Parce que le problème n’était ni l’argent… ni le temps. L’argent, je l’avais.
Le temps, je pouvais le retrouver si j’acceptais d’arrêter de courir comme un hamster dans sa roue. Le véritable enjeu était ailleurs.
Je ne m’autorisais pas encore à investir sur la femme que j’étais en train de devenir. Ce jour-là, je n’ai pas simplement investi dans une supervision.
J’ai investi dans l’identité de la femme que je choisissais de devenir.
Et c’est probablement la décision la plus rentable que j’aie jamais prise. Ce qui a réellement changé. Ce qui est fascinant, c’est que mes résultats ont commencé à évoluer presque immédiatement.
Pas parce que j’étais devenue meilleure en quelques semaines. Mais parce que quelque chose avait déjà changé en moi.
Je ne prenais plus mes décisions depuis la femme qui avait peur de ne pas être assez, qui cherchait encore à prouver sa valeur ou qui voulait tout sécuriser avant d’avancer.
Je commençais à décider à partir de la femme que je voulais devenir.
Très vite, j’ai osé ajuster mes tarifs. J’ai assumé davantage la valeur de mon travail. Je me suis entourée de personnes qui avaient déjà franchi les étapes auxquelles j’aspirais.
Mon expertise s’est développée beaucoup plus rapidement. Et les femmes que j’accompagnais ont changé, elles aussi.
Non seulement parce que je maîtrisais davantage mon métier. Mais parce que j’étais devenue capable d’accompagner des femmes portant des responsabilités, des ambitions et des enjeux que je n’aurais probablement pas osé accompagner quelques années auparavant.
J’ai compris alors quelque chose de fondamental :
Notre propre plafond devient souvent le plafond des personnes que nous accompagnons.
Depuis quel espace prenez-vous vos décisions ?
Aujourd’hui, Réveil des Lionnes, nous observons très souvent ce même mécanisme. Les femmes que nous accompagnons ne manquent généralement pas de compétences.
Elles sont brillantes. Engagées. Responsables. Elles travaillent énormément.
Et pourtant, beaucoup ont le sentiment de ne plus réussir à franchir un cap.
Pourquoi ?
- Parce qu’elles continuent souvent à prendre leurs décisions depuis un espace qui cherche avant tout à les protéger.
- À préserver un équilibre devenu trop étroit.
- À éviter l’échec.
- À prouver leur valeur.
- À rechercher la reconnaissance.
- À garder le contrôle.
Ces mécanismes ne sont pas des défauts.
Ils les ont souvent aidées à réussir.
Mais ils deviennent parfois les limites invisibles de leur développement.
La véritable question n’est donc plus « Quelles compétences me manque-t-il ? »
Mais « Depuis quel espace suis-je en train de prendre mes décisions ? »
Est-ce que je décide depuis un espace qui cherche avant tout à me protéger, à préserver ce que j’ai déjà construit, à éviter les risques ou à prouver ma valeur ?
Ou est-ce que je prends mes décisions à partir de la vision plus grande que je porte pour moi-même, pour les personnes que j’accompagne, pour mes équipes, pour mon organisation et pour ma contribution au monde ?
Car ce n’est jamais le même leadership qui s’exprime.
Pourquoi certains caps demandent une transformation identitaire
C’est pour cela que nous croyons que certains caps ne se franchissent pas grâce à une formation supplémentaire. Ils demandent une transformation plus profonde.
Chez Réveil des Lionnes, nous accompagnons les femmes à élargir l’espace depuis lequel elles pensent, décident et exercent leur leadership.
Lorsque cet espace grandit, elles ne prennent plus leurs décisions pour protéger ce qu’elles ont construit.
Elles commencent à décider au service de la vision qu’elles portent.
Elles osent davantage.
Leur capacité d’influence évolue.
Leur manière de manager évolue.
Leur impact grandit.
Elles créent davantage de confiance, de responsabilité et d’engagement autour d’elles.
En un mot, elles vivent une transformation identitaire.
Non pas pour devenir quelqu’un d’autre.
Mais pour devenir pleinement la femme capable de porter la vision qui l’habite déjà.
Faire grandir une femme, c’est aussi faire grandir les systèmes qu’elle influence
Lorsqu’une femme change l’espace depuis lequel elle prend ses décisions, ce n’est jamais elle seule qui change.
- Sa manière de diriger évolue.
- Ses relations évoluent.
- Ses équipes évoluent.
- Son organisation évolue.
Parce que les leaders donnent le ton des systèmes auxquels ils contribuent.
Nous sommes convaincues que développer un leadership ne consiste pas uniquement à transmettre de nouvelles compétences.
Il s’agit de permettre à une femme d’exercer pleinement son influence, de contribuer à la hauteur de la vision qui l’anime et d’avoir un impact durable sur son environnement.
Car lorsqu’une femme voit plus grand qu’elle-même, elle ne transforme pas uniquement sa vie. Elle transforme aussi les systèmes auxquels elle contribue.
Pour aller plus loin
Si cet article fait écho à ce que vous vivez aujourd’hui, peut-être est-il temps de vous poser cette simple question :
Depuis quel espace suis-je en train de prendre mes décisions ?
Chez Réveil des Lionnes, nous accompagnons les femmes leaders qui souhaitent franchir un nouveau cap, non pas en faisant toujours plus, mais en transformant l’espace intérieur depuis lequel elles exercent leur leadership.
Vous êtes une femme dirigeante, manager, entrepreneure ou porteuse d’un projet qui a du sens, et vous sentez que votre vision est devenue plus grande que le cadre dans lequel vous évoluez aujourd’hui ? Nous serons heureuses d’échanger avec vous.
Vous êtes DRH, dirigeant ou responsable du développement des talents, et vous souhaitez accompagner vos leaders au-delà du développement des compétences, afin qu’ils exercent une influence plus juste, plus consciente et plus durable ? Parlons-en.
Parce que nous croyons qu’en faisant grandir les leaders, ce sont aussi les équipes, les organisations et, plus largement, les systèmes auxquels ils contribuent qui grandissent avec eux.








