Décider est un choix – Rester dans l’indécision aussi

Il y a des moments dans une vie où l’on sait.
Pas parce que quelqu’un nous l’a dit.
Pas parce qu’un événement extérieur nous y pousse.
Mais parce qu’à l’intérieur, quelque chose se met à sonner faux.
Ce moment-là, je l’ai vécu pleins de fois.
Et il m’a appris quelque chose d’essentiel sur le leadership.
Pendant des mois, je suis restée avec une décision qui devait être prise.
Je le savais.
Je le ressentais dans mon corps, dans mon énergie, dans ma clarté.
Mais je repoussais.
Je repoussais par peur de perdre : un lien, une stabilité, une sécurité, une image, un équilibre, un rôle que je connaissais par cœur.
Je m’accrochais à ce que je risquais de perdre, sans me rendre compte de tout ce que je perdais déjà en ne décidant pas.
La confusion commence toujours en douceur
Ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas la décision elle-même.
C’est tout ce qui se passe avant.
Cette zone grise où l’on doute, où l’on s’ajuste, où l’on s’invente de bonnes raisons pour patienter :
- “Ce n’est pas le bon moment.”
- “Ça va peut-être s’arranger.”
- “Je ne veux blesser personne.”
- “Je dois garder le cap.”
Je me suis raconté ces phrases. Je les ai habitées.
Et petit à petit, la confusion s’est installée — doucement, subtilement, presque élégamment.
C’est ça que la plupart des leaders ne voient pas.
La confusion ne fait pas de bruit.
Elle ne claque pas la porte.
Elle s’infiltre.
Et elle coûte très cher.
Le coût de la non-décision est invisible, mais il est réel
Un jour, j’ai pris le temps de regarder en face ce que cette non-décision me coûtait réellement.
Pas en termes de conséquences pratiques.
En termes d’énergie, de clarté, d’espace intérieur.
Et j’ai vu :
- la fatigue qui n’avait rien d’un vrai manque de sommeil,
- la difficulté à décider sur des sujets pourtant simples,
- la perte de confiance en mon propre jugement,
- la sensation d’être moins disponible pour ce qui compte vraiment,
- la vision qui devient floue comme un pare-brise embué.
À ce moment-là, j’ai compris quelque chose qui m’accompagne désormais au quotidien :
La non-décision m’avait coûté bien plus cher que la décision elle – même.
Et ce constat, je le retrouve chez presque tous les leaders que j’accompagne.
Ce que tu ne règles pas dans ta vie personnelle finit par toucher ton leadership
Pendant longtemps, j’ai cru que ma vie personnelle et ma posture de leader étaient deux mondes séparés.
Elles ne le sont pas.
Elles ne l’ont jamais été.
La confusion d’un côté épuise la clarté de l’autre.
Ce que tu évites dans ta vie personnelle finit par se glisser dans tes réunions, dans ta manière de décider, dans tes interactions, dans tes perceptions.
C’est comme une brume intérieure qui s’invite partout. L’inverse est vrai aussi, ce que tu ne règles pas dans ta vie professionnelle s’immisce dans ta vie personnelle.
Décider n’est pas un acte rationnel : c’est un acte de vérité
La vérité, c’est que la décision ne fait pas mal.
Ce qui fait mal, c’est le moment où l’on résiste.
Le moment où l’on tente de tenir ensemble deux réalités qui ne peuvent plus coexister.
Et décider, finalement, ce n’est pas couper.
Ce n’est pas perdre.
C’est revenir à soi.
Le jour où j’ai tranché, quelque chose s’est réouvert en moi : de la solidité, de l’énergie, de la clarté, une présence différente.
Mes limites sont devenues nettes, non négociables.
Et mon leadership s’est posé de manière plus juste, plus simple, plus mature.
Décider, ce n’est pas perdre. Décider, c’est se retrouver.
Ce que cette expérience m’a appris sur le leadership des organisations
Cette traversée personnelle m’a permis de voir différemment ce que vivent tant de leaders et de collaborateurs.
Dans les entreprises, la non-décision crée :
- de l’attente,
- du flou,
- des projets qui stagnent,
- des équipes qui manquent de direction,
- des tensions internes,
- de la fatigue inutile,
- un leadership qui s’érode sans qu’on sache pourquoi.
Souvent, ce n’est pas parce que la décision est complexe.
C’est parce que l’homme ou la femme qui doit la prendre se heurte à ce qu’il ou elle a peur de perdre.
Quand un leader décide — même à contre-cœur, même avec inconfort — le système entier se réaligne.
Les équipes respirent à nouveau.
La vision reprend sa place.
L’énergie recircule.
Les relations se simplifient.
Réveil des Lionnes : là où on apprend à décider sans se trahir
Réveil des Lionnes a été créé justement pour accompagner les femmes et les hommes à vivre ce passage avec plus de conscience, plus de soutien, plus d’espace.
Dans nos accompagnements, nous travaillons :
- la capacité à sortir de la confusion,
- l’art de regarder en face ce qu’on a peur de perdre,
- la solidité intérieure qui permet de décider sans se trahir,
- la clarté qui fait revenir la vision,
- une posture de leadership alignée, mature, vivante.
Nos programmes s’adressent :
- aux femmes sensibles et ambitieuses,
- aux leaders en transition,
- et aux organisations qui veulent développer un leadership plus humain, plus clair, plus incarné.








