Le vrai luxe aujourd’hui : créer de l’espace face à la surcharge cognitive

Depuis quelques semaines, je ressens une sensation nouvelle, presque étrange : après une journée de travail, mon cerveau semble saturé, comme si ma bande passante avait drastiquement réduit. Je n’arrive plus à entendre mes enfants, non pas par manque d’envie, mais parce qu’il n’y a plus d’espace disponible en moi — ni dans ma tête, ni dans mon corps, ni dans mon énergie.
Pourtant, ma vie me plaît : j’aime ce que je fais, je choisis mes projets, ma famille va bien. Alors, pourquoi cette impression de saturation ?
C’est en lisant un article de Jérémy Lamri que j’ai trouvé une clé.
Comprendre la charge cognitive, un défi invisible du monde d’aujourd’hui
Jérémy Lamri décrit ce que je vis comme une augmentation de la charge cognitive, cette “ densité mentale” qui pèse sur nous bien plus que la durée effective de nos journées. Il explique que nos cerveaux n’ont pas été reprogrammés pour suivre ce rythme effréné où l’on doit sans cesse prioriser, arbitrer et décider… dans l’incertitude, sans pause ni sas.
Voici quelques extraits de son analyse que je trouve particulièrement éclairants :
“Il y a vingt ans, un cadre passait encore une partie non négligeable de sa journée à organiser, relancer, rédiger, rapporter. Des tâches répétitives, peu valorisantes, mais étrangement stabilisantes.
Elles structuraient le temps, servaient de sas cognitif, offraient une forme d’ancrage.”
“Aujourd’hui, certaines de ces tâches sont automatisées. Et bientôt, la plupart le seront.
L’intention était bonne : libérer du temps pour des tâches “à forte valeur ajoutée. Mais cette libération crée un vide… aussitôt rempli par autre chose, car l’entreprise, comme la nature, n’aime pas le vide !”
“Ce ne sont pas les journées qui s’alourdissent. C’est la charge cognitive qui augmente, comme une densité mentale. C’est de plus en plus cette obligation permanente de prioriser, arbitrer, comprendre des systèmes instables, résoudre des problèmes sans précédent.
Et surtout : prendre des décisions dans l’incertitude, sans filets, sans sas, sans pause.”
“Ce glissement est ‘lent’, mais massif et il semble inarrêtable. On ne mesure pas encore ses effets à long terme.
Mais déjà, les signaux faibles clignotent : fatigue stratégique, tensions internes, burn-out qui se multiplient partout, perte de sens.”
Parce que penser, vraiment penser, ça consomme. Et nos cerveaux, eux, n’ont pas été reprogrammés.
Pourquoi créer de l’espace devient un acte stratégique
Ce que je vis n’est donc pas simplement une question de temps passé à travailler ou à gérer mes projets. C’est l’intensité de la charge mentale qui me sollicite et me fatigue.
Dans ce monde où tout s’accélère, où la complexité grandit, offrir à notre esprit des espaces pour respirer, ralentir et retrouver du recul devient vital — pas seulement lors des vacances, mais au quotidien.
C’est précisément ce que nous proposons chez Réveil des Lionnes : accompagner à créer ces espaces intérieurs, ces moments de vide et de clarté, pour retrouver sa puissance intérieure et la déployer avec impact dans son leadership.
Et vous, comment vivez-vous cette intensité mentale ?
Quelles sont vos ressources pour alléger la charge cognitive, créer vos propres espaces intérieurs et extérieurs, retrouver de la clarté et préserver votre énergie ?
Je serais ravie d’en échanger avec vous. Ensemble, créons ces espaces qui nous permettent de mieux vivre, penser et agir dans un monde toujours plus complexe.
Pour aller plus loin, je vous invite vivement à lire l’article complet de Jérémy Lamri, qui m’a profondément inspirée et aidée à comprendre ces enjeux : https://urls.fr/hbkAvU
Ce blog est pensé justement comme un espace d’inspiration, pour vous inviter à prendre du recul et trouver vos propres clés face à ces défis contemporains. J’espère que ce sera le cas pour toi qui lit ces lignes !









